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Blog de la bibliothèque de Messigny et Vantoux (21)

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Jean-Louis FOURNIER


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Il aurait réalisé une dizaine de films d’art pour la plupart primés...
Il a écrit des dessins animés dont La Vache Noiraude.
Il participe à la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède avec Pierre Desproges. Nous, a la Bibliothèque, on le connaît en tant qu’auteur de :
« Il a jamais tué personne mon papa »
Dès les premières lignes, il donne le ton : « J’ai souvent demandé au petit Jésus que mon papa ne boive plus et qu’il ne tue pas maman. J’en profitais aussi, quand c’était Noël, pour demander, en plus, un cadeau. »
    Dans ce livre particulièrement touchant, Jean-Louis Fournier parvient à nous émouvoir à travers son regard de gosse qui sait saisir les instants de bonheur, mais aussi à nous faire rire en évoquant ce père alcoolique et médecin qui ne faisait pas toujours payer ses patients et qui pouvait mettre des caoutchoucs de bocaux autour des chaussures dont les semelles s’étaient décollées. Derrière l’humour de Jean-Louis Fournier, cette arme qu’il utilise pour éloigner les jugements et les mauvais sentiments, on sent toute sa tendresse pour ce père pas comme les autres.
Un autre livre à la bibliothèque :
« J’irai pas en enfer »
En nous évoquant ses souvenirs scolaires à Saint–Joseph à Arras et sa peur du Jugement Dernier, Jean-Louis Fournier a l’art de nous faire aimer ce gamin à la tête pleine de picots qu’une organisatrice de procession propose de frisotter: « c’était comme si on lui demandait de faire des anglaises à un hérisson ». Qu'est-ce qu'il n'imagine pas pour faire rire ? Il se présente devant son professeur avec des yeux collés sur les lunettes et quand il trouve la statue de La Sainte Vierge trop moche soit il la canarde avec son lance-pierre soit il va la déposer dans les WC de l’école. Avec toutes ses bêtises, il a peur d’aller en enfer mais il monte au ciel quand il écoute Chopin  en regardant les salsifis courir sur le piano (c'est lui qui l'écrit) et voit Luis Mariano au cinéma.
On aime aussi :
« Mon dernier cheveu noir »
remplis de ses aphorismes et autres conseils sur le passage à la vieillesse. « N'allez plus aux enterrements de vos amis, vous allez vous faire repérer » ou de terribles constats : « Savez-vous comment on s'aperçoit qu'on est vieux ? Quand même bronzé, on reste moche ». En riant de lui-même, ne chercherait-il pas à nous apprendre à ne pas trop nous prendre au sérieux et à prendre la vie un peu plus légèrement ?
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