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"Les livres sont le dernier endroit au monde où l'on peut encore être seul."

Jean-Marie LACLEVETINE

( Matins bleus )

Ecoute , écoute...

en cliquant sur le lien:

Geoffroy GURRUMUL - Wiyathul
http://www.youtube.com/watch?v=x8-YMpYbRqY

  OKOU-To the bone
http://www.youtube.com/watch?v=zzpgQy_DevA

Birdpaula-Picnicparty

http://www.youtube.com/watch?v=lWXe82Rc7_w

Pour d'autres découvertes ,

cliquez dans la rubrique
"écoute,écoute" de  "Catégorie",colonne au-dessus.

16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 13:02

Joël DICKER/ La vérité sur l'affaire Harry QUEBERT ***


poster_189500.jpgMarcus GOLDMAN surnommé au lycée "Le Formidable" est un imposteur.  Il  s'arrange toujours pour s'entourer des personnes qui le mettront en valeur , choisir les lieux où il pourra briller.  Plutot que les prestigieuses écoles d''Harvard ou  de Yale , il choisit une universite inconnue , celle de Burrows. Son professeur de littérature n'est autre qu'Harry QUEBERT, l'auteur célèbre des "Origines du mal ". Or Marcus a une obsession,  devenir un écrivain célèbre  . Harry QUEBERT en démasquant l'imposteur et en le mettant au défi  de se confronter à lui-même, devient le mentor et l'ami de Marcus .
Marcus connait un succès immense à la parution de son premier roman. Mais quelques mois après, confronté  au syndrôme de la page blanche et aux presssions de son éditeur, il apprend que son ami est en prison. Les ossements de Nola KELLERGAN , une jeune fille de 15 ans disparue trente ans auparavant, ont été  retrouvés dans le jardin de Harry et il ne fait aucun doute que c'est lui le coupable.
 Marcus a une dette envers Harry . Sans lui, il ne serait pas devenu l'écrivain qu'il est. Pour lui aucun doute possible, Harry n'est pas le meurtrier de cette jeune fille à laquelle il a voué un amour fou et interdit . Marcus se rend à Aurora pour mener sa propre enquête et son éditeur y voit alors le sujet de son prochain livre , certain de l' impact médiatique que le livre aura.
De rebondissements en rebondissements, de découvertes  en découvertes, la vérité échappe de plus en plus à Marcus. Malgré des messages menaçants , Marcus persévère à écouter les habitants d'Aurora , révélant au fil des récits des pans de plus en plus obscurs de  l'histoire de Nola et de cette petite ville provinciale .
Comment Marcus parviendra-t-il 30 ans après le meurtre, à faire la lumière sur l'affaire Harry Québert,tout  en restant fidèle à son ami et aux préceptes qu'il lui a enseignés  tout en résistant à la folie médiatique du monde de l'édition, 

En découvrant d'autres impostures, Marcus le spécialiste des faux -semblants, n' a de cesse de vouloir révéler  la vérité , mais la vérité de qui s'agit-il ?
Comment qualifier ce livre dont dont la numérotation des chapitres est inversée , où l'auteur aborde sans jamais trop nous perdre, de multiples thémes, les affres de la création littéraire, le lien filial, les amours impossibles à vivre ou à dire, de la difficulté de vivre la vie qu'on rêve ?  
Un thriller ? Un polar ? Un roman d'amour ? Une peinture de la socité américaine débarassée de ses caricatures? Sans doute un prodigieux petit trésor - d'où sa place dans cette rubrique - de 663 pages qui ne vous lâche pas dès la première page.
 " Un bon livre, dit Harry à Marcus,  est un livre que l'on regrette d'avoir terminé"  C'est peut-être ce qui risque de vous arriver si vous lisez ce livre époustouflant de ce jeune auteur de 27 ans, qui a reçu le prix Goncourt des lycéens ainsi que le grand prix du roman de l'Académie Française ?

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 14:34

Helen SIMONSON / La dernière conquête du Major Pettigrew ***


41VuCkMk0WL._SL500_AA300_.jpgLe Major Pettigrew,  retraité  de l'armée britannique et veuf depuis 6 ans, vient juste d'apprendre la mort de son frère quand sonne à la porte Madame Ali. Son attention bienveillante revigore le Major qui  accepte de se laisser conduire par elle aux obsèques.
Le Major mène dans son petit  village de Edgombre Saint Mary dans le SUSSEX , une vie  " de conduite prudente et impéccable". Il  partage ses moments entre ses parties de chasse et de golf et  les  visites à l'épicerie locale, tenue par madame Ali,une pakistanaise veuve elle aussi et dont la beauté le trouble de plus en plus.
Même si son esprit reste très occupé par la récupération du deuxième fusil de son frère légué par leur père, et par l'attitude pleine d'arrogance de son  fils qui ne semble pas avoir hérité des belles qualités de gentlemen de son père,  le Major va de plus en plus souvent multiplier les prétextes pour rencontrer Madame Ali avec laquelle il partage son amour de la littérature et les souffrrances d'un deuil récent.
Jusqu'au jour où il  lui proposera de l'accompagner au bal du club de golf organisé par des dames patronesses des plus conservatrices.
Qu'on soit anglais ou pakistanais, le poids des conventions familiales et sociales  aura-t-il raison de cette belle rencontre qui vient bousculer les préjugés raciaux enracinés dans l'histoire de la colonisation anglaise dont un épisode est mis en scène, d'une manière assez extravagante, lors de ce fameux bal ?

Le Major Pettigrew et madame Ali refuseront-ils de " vivre leurs rêves sous prétexte qu'ils ne sont pas raisonnables " ?
On dégusterait bien un thé en compagnie de cet honorable Major aux réparties très british et de cette délicieuse et très cultivée madame Ali, deux personnages auxquels on s'attache dès les premières pages du livre.

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:46

Jeffrey ARCHER / Seul l'avenir le dira  ***


9782365690072.gifHarry Clifton est né à BRISTOL en 1920. Sa mère, Maisie, est serveuse dans un  salon de thé, son pére était ouvrier sur les chantiers navals de la compagnie de transport maritime dirigée par la famille BARRINGTON.

Ce père, Harry ne l'a pas connu.Il serait mort selon les dires de tous ceux qui l'ont connu,  à la guerre. Mais Harry voit bien que cela ne colle pas avec sa date de naissance et ne cesse  d'interroger ses proches pour connaitre la vérité.
Malgré les efforts de sa mère qui l'amène et le ramène tous les jours à l'école, Harry préfère rejoindre son oncle Stan sur les docks où il a le sentiment d'apprendre davantage. A  l'autre bout des docks, vit le vieux Jack TAR dans un wagon de chemin de fer, auquel Harry rend visite tous les jours et qui lui  porte une profonde affection.
Hormis son oncle, les adultes qui entourent Harry ont d'autres projets pour lui car  Harry a un don . Il possède une voix exceptionnelle qui lui vaut de devenir soprano-choriste de la maitrise de la Sainte- Nativité.
Que ce soit son instituteur, sa directrice musicale, sa mère ou le vieux Jack , tous font tout ce qui est de leur possible pour que Harry  décroche la bourse de chant choral qui l'aménera  dans la prestigieuse école religieuse de Saint -Béde, là où il se fera deux amis dont l'un est le fils BARRINGTON.
Où l'amitié avec ce dernier le conduira-t-il ? " Seul l'avenir le dira."
Si certains conspirent pour conduire Harry à un avenir prometteur, un autre s'acharne pour détruire les beaux projets de Maisie  prête à tous les sacrifices pour son fils.
Rien de linéaire dans l'histoire d'Harry. L'auteur fait parler tour à tour tous les protagonistes de cette histoire fascinante qui compte quelques personnages des plus attachants. Chacun,  en déroulant son propre récit nous dévoile  petit à petit tous ces liens mystérieux qui les lient  et qui fait qu'on a du mal à quitter ce livre.
Il y a une suite bien sûr . On l'attend impatiemment!
Livre à découvrir absolument!

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 15:10

Gilles PARIS / Au pays des Kangourous


au_pays_des_kangourous.jpgSimon a 9 ans. Son papa écrit des livres et sa maman vit au pays des Kangourous où elle a accepté un poste important chez Danone. Depuis, Simon mange des yaourts Danone à la pêche pour se sentir plus proche d'elle. Surtout qu'elle a la facheuse habitude d'appeler quand il est à l'école.Il se rend bien compte que rien ne va plus entre ses parents. Un jour, Simon trouve son papa dans le lave-vaisselle,  il appelle au secours sa grand-mère Lola qui va prendre les choses en main. Pendant que son père sera hospitalisé dans une clinique, Lola qui mène une vie des plus truculentes,  va le recueillir chez elle.  Lors des visites à son père, il rencontre une petite fille aux yeux violets qui porte le prénom qu'il aurait donné à la petite soeur qu'il n'a pas eu. Cette Lily sait beaucoup de choses et en même temps c'est elle qui  fait comprendre à Simon ce qui se passe vraiment pour son papa. Elle devient celle qui met des mots sur ce qui se passe. Car c'est bien de cela qu'il s'agit pour Simon. De la VERITE. Comment les adultes s'y prennent avec les enfants pour leur dire ou plutôt ne pas dire la Vérité ?

En l'abordant à travers le regard d'un enfant, l'auteur a peut-être trouvé une manière plus distanciée de parler d'un sujet difficle à évoquer, la dépression. Mais n'est-ce pas aussi l'occasion pour lui de poser d'autres questions essentielles:  pourquuoi les adultes ont-ils tant de mal à dire à ces petits témoins silencieux  mais à qui rien n'échappe que sont leurs enfants, une réalité indicible surtout pour eux-même,  les adultes et se posent-ils la question de savoir comment ces enfants  peuvent s'accomoder de ces toutes vérités tordues qu'ils leur servent ?
Voila peut-être les questions que nous laissent à méditer ce livre très touchant.     

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:43

Jean-Louis FOURNIER/ Veuf


20_1686916.jpegAprès nous avoir parlé de son père, de ses mômes "cabossés" par la vie, voilà que Jean-Louis FOURNIER nous évoque la mort brutale de son épouse avec beaucoup de pudeur et en même temps avec ce regard si distant, parfois amusé sur la vie même dans ses pires moments et qui nous amène un sourire, même un rire.

 

Mais comment fait-il ? Jean-Louis FOURNIER dit que son antalgique, c’est l’humour et c’est l’humour qui l’aide à supporter les drames qui lui arrivent. Quelle belle leçon !
Ce livre est un magnifique livre d’amour pour cette femme qui l’a quitté trop vite.

"Si tu lis ce que j'ai écrit, tu vas avoir envie de revenir...

Le jour où l'eau courante ne court plus, on regrette sa fraicheur, quand la lampe s'éteint on regrette sa lumière, et le jour où sa femme meurt, on se rend compte à quel point on l'aimait. C'est triste de penser qu'il faut attendre le pire pour enfin comprendre. Pourquoi le bonheur, on le reconnait seulement au bruit qu'il fait en partant ?"

Jean-Louis Fournier a déjà fait l'objet d'une rubrique dans ce blog.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 14:26

Barbara CONSTANTINE / Et puis Paulette…


roman-rentree-janvier-2012-194332_XL.jpgFerdinand, 70 ans,  vit seul dans sa ferme abandonnée depuis peu par son fils,  sa belle-fille et ses petits-enfants, les Lulus partis s’installés dans le village voisin.
Ferdinand a le vague à l’âme. Un jour, devant sa voiture, passe le chien de la voisine Marcelline. Il se décide alors à le ramener chez sa maitresse . Mais il découvre Marcelline allongée, l’odeur du gaz est forte. Que s’est-il donc passé ? Ferdinand tente de sortir Marcelline de son mutisme. En vain.

Quelques jours plus tard, il revient et s’aperçoit que le toit de Marcelline laisse passer l’eau de la pluie qui ne cesse de tomber. Il lui fait alors une proposition que lui ont suggérée ses petits Lulus : venir s’installer dans la ferme en attendant la réparation du toit.
Ferdinand met alors le doigt dans l’engrenage. Et  s’il faisait la même proposition à son ami David veuf depuis peu et qui se remet très mal de la mort de son épouse ? Mais où cela peut-il s’arrêter, la ferme est tellement grande et vide depuis le départ de sa petite famille ? Car Ferdinand ne veut pas seulement accueillir les vieux blessés de la vie. Il ya aussi des petits jeunes.
Ferdinand fait de l’intergénérationnel sans le savoir. Et nous remet du baume au cœur en nous réconciliant avec le genre humain si tant est qu’on en soit un peu désespéré !

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 22:10

Nicholas SHAKESPEARE / Héritage*


heritage_292x237.jpgAndy LARKHAM donne le sentiment de passer à côté de sa vie. " C’est dur d’être quelqu’un- qui que l’on soit ! " lui disait Stuart FURNIVALL, son professeur auquel il voue une profonde admiration et qui vient de mourir.

En se rendant à ses obsèques, Andy se trompe de chapelle et assiste à celles d’un certain Christopher MADIGAN. A la sortie, on lui demande d’inscrire son nom et son adresse sur le registre de condoléances.
Andy construit sa vie sur des méprises et des malentendus, a laissé croire à sa belle  fiancée américaine Sophie, qu’il connaissait sa ville natale Grand Forks qu’il confond avec Grand Falls, comme il n’ose pas dire également qu’il s’est trompé de chapelle.
 Il travaille chez CARPE DIEM, une maison d’édition dont la ligne éditoriale est le développement personnel. Ce n’est pas non plus ce qu’il a rêvé. Comme il n’a pas l’augmentation de salaire tant attendue par sa fiancée, celle-ci le quitte. Les factures s’accumulent, Andy pense que sa vie est terminée. Mais une lettre du cabinet juridique  de Christopher MICHIGAN vient lui confirmer qu’il est un des légataires de sa fortune. Celui-ci va lui léguer 17 millions de livres pour l’unique raison qu’il a assisté à ses funérailles. Une fois n’est pas coutume, Andy tente de lever le malentendu en précisant au notaire qu’il ne connait pas cet homme.
Poussé par son ami David, il finit par accepter cet argent qui tombe à pic. Mais qui est Christopher MICHIGAN ?  David récolte quelques bribes de son histoire et incitera son ami à poursuivre la recherche, à en savoir plus sur ce bienfaiteur tombé du ciel et à comprendre pourquoi cet homme agit ainsi.
« Tu n’as pas seulement hérité de la fortune de Madigan,….Tu as hérité de son histoire. C’est pour toi que tu dois aller au fond  de cette histoire, afin de comprendre pourquoi c’est toi et pas un autre…» lui dit-il .
Où, vers qui va le conduire cette recherche ? Comment s’y prendra-t-il pour connaitre un peu mieux cet homme si mystérieux qui vit reclus dans une belle maison londonienne?
 

Ce livre est aussi une méprise. Ne pas se fier aux petites perles d’humour anglais que l’auteur parsème dans le début de ce  récit. Nicholas SHAKESPEARE prend un ton plus grave en nous amenant petit à petit vers une autre histoire, plus bouleversante, poignante, qui va nous conduire de l’Arménie de 1915 vers les mines de fer australiennes, comme les premières pages du livre nous l’annonce.
 

Andy aime écouter le fado qui signifie « destin ». Et si c’était de cela dont il est question dans ce livre, de ce que la vie fait de nous quand on ne peut être fidèle à soi-même?

 

Livre particulièrement attachant, ce qui lui vaut de trouver sa place parmi nos "petits trésors"

"Je ne sais pas toi, dit Andy, mais quand j'entends du fado, j'ai les orteils qui se recroquevillent vers le haut, comme une pétale de rose".

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 21:59

Alexi ZENTNER/ Les bois de Sawgamet *


bois_sawgamet.jpgSawgamet fondée par Jeannot, le grand-père de Stephen le narrateur de ce livre, doit  se situer entre Vancouver  et Edmonton, pas très loin de Quesnellemouthe dans la Colombie Britannique,  province la plus à l'ouest du Canada..

Fuyant l’orphelinat de  Montréal  et la prêtrise à laquelle on le destinait, Jeannot  a  16 ans en 1869 quand il traverse des bois où  jamais aucun homme ne s’est aventuré,  s’arrête  à l’endroit d’où son chien refuse de partir. Il  y voit là un signe, c’est là qu’il trouvera sa première pépite d’or. Ce qui amènera d’autres prospecteurs.  Des femmes aussi. Parmi elles, Martine, celle qui deviendra la grand-mère de Stephen.

Stephen  est revenu à Sawgamet  pour succéder à son beau-père, prêtre anglican. Il  veille sa mère  qui est mourante. Il prépare son éloge funèbre et ce sont les souvenirs de son grand-père et de son père qui  lui reviennent et l'entrainent alors au bord de ce fleuve qui a englouti  sous sa glace son père et sa sœur l’hiver de ses  10 ans ou sur cet escalier et le lançoir d’où l’on envoyait le bois dans le fleuve, uniques  vestiges  de la  scierie  où  son père était  contremaitre.

 Stephen  parcourt aussi les bois accompagné de sa fille à laquelle il transmet les récits de son père sur son  grand-père  et les histoires  que  Jeannot lui a racontées quand il revient à Sawgamet après avoir disparu durant 30 ans.

Les souvenirs de Stephen s’enchevêtrent en passant d’une période à l’autre pour nous dérouler le fil de l’histoire de  ces trois générations d’hommes, marquée par la cruauté impitoyable des hivers interminables qui ont laissé leur lot de drames et de tragédies.

Dans ces récits  où le surnaturel  se mêle étrangement à  la  vérité, on  y  rencontre des lycanthropes, des mahahas, des wehtikos ou des qallupillïut. Comme si ces créatures maléfiques venaient  atténuer la rudesse de la vie de ces chercheurs d’or ou ces bucherons qui ont fait reculer les forêts pour  donner naissance à un pays. 

Ce livre magnifique qui nous parle des draves* et des caribous couverts d'or est aussi envoûtant que toutes ces sorcières et autres fantômes qui peuplent les bois de Sawgamet et les récits de Stephen à découvrir en cette période hivernale.

* flottages du  bois sur la rivière


CARTE-DE-LA-COLOMBIE-BRITANNQIUE.gif

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:46

David FOENKINOS / la délicatesse *


 

Foenkinos.jpgNathalie, une très jolie femme , rencontre dans une rue de Paris François . Ils se marièrent et n’eurent jamais d’enfants. Le conte de fées s’arrête là puisque après quelques années de pur bonheur, le pire met fin à cette belle histoire. François renversé par une voiture, meurt .

Nathalie reste murée dans son chagrin malgré l’attention de Charles son patron très amoureux d’elle.

Mais un jour Markus , « aussi discret qu’un point –virgule dans un roman de huit cents pages » , «  le plus insignifiant des garçons » de l’entreprise, arrive dans le bureau de Nathalie pour lui parler du dossier 114. Elle se lève et l’embrasse. C’est un acte gratuit lui dira-t-elle plus tard. Mais Markus, amoureux lui aussi de Nathalie, est la personnification même de la délicatesse. Bouleversé mais obstiné, en restera-t-il là ?

Mais comment s’y prend –il ce  David FOENKINOS pour aborder sur un ton léger , plein de fantaisie et d’humour , le thème grave du deuil et de la reconstruction ?

Pour nous aider sans doute à ne pas nous laisser emporter par le chagrin de Nathalie, il insère des petits chapitres incongrus comme la recette du risotto aux asperges, les horaires du train  Paris-Lisieux ou les  résultats de la ligue 1 le jour où Charles comprit qu’il ne plairait jamais à Nathalie.

Ce livre , agrémenté tantôt de petites phrases lapidaires pleines d’évidence qui nous vont droit au cœur «  la douleur c’est peut-être ça, une façon permanente d’être déraciné de l’immédiat », tantôt de commentaires définitifs sur la moquette ou le spermatozoïde , ce "bandit à l'état pur",  est comme Markus :l’illustration même de la délicatesse.

Finaliste du Prix Fémina en 2007, il était temps qu’on se le procure à la Bibliothèque, mais il n’est jamais trop tard pour le lire . C'est le 8éme roman de cet auteur,  à lire vite avant que le film sorte!

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:47

 LESLIE LARSON / Bons baisers de Cora Sledge*


Cora-sledge-87.jpg« L’erreur que j’ai commise, c’était de croire qu’un adulte prenait ses décisions en toute liberté » nous dit Cora SLEDGE que ses enfants viennent de placer en maison de retraite.

Cora a 82 ans, est obèse et accro aux somnifères et à la cigarette.

Sa petite fille lui fait cadeau d’un cahier et d’un stylo. Drôle de cadeau Et pourtant, un jour Cora se décide à écrire sa vérité, y compris les choses bizarres qui se passent dans la maison de retraite et notamment les vols. Cora observe d’un œil acerbe, cruel tout ce petit monde qui vit autour d’elle. Non sans une pointe comique.Elle nous livre petit à petit sa vie, ses douleurs, ses secrets ; ses chagrins. Nous assistons alors à la métamorphose de Cora qui commence à maigrir, à se défaire de ses médicaments  et à reprendre les rennes de sa vie.

La vie en maison de retraite devient-ilactuellement un bon filon littéraire ?

Un jour Françoise DOLTO est venue nous dire que le bébé est une personne.

Et si Leslie LARSON venait nous rappeler vigoureusement, sur un ton cru teinté d'une bonne dose d’humour, que notre pépé (ou notre mémé) est aussi une personne (pour rester dans la veine du livre… ) et qu’on arrête de décider à sa place ?

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