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"Les livres sont le dernier endroit au monde où l'on peut encore être seul."

Jean-Marie LACLEVETINE

( Matins bleus )

Ecoute , écoute...

en cliquant sur le lien:

Geoffroy GURRUMUL - Wiyathul
http://www.youtube.com/watch?v=x8-YMpYbRqY

  OKOU-To the bone
http://www.youtube.com/watch?v=zzpgQy_DevA

Birdpaula-Picnicparty

http://www.youtube.com/watch?v=lWXe82Rc7_w

Pour d'autres découvertes ,

cliquez dans la rubrique
"écoute,écoute" de  "Catégorie",colonne au-dessus.

17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 14:53

Jaume CABRE / CONFITEOR


confiteor_180.jpgLa bloggeuse a le trac. Comment évoquer cette œuvre impressionnante de 771 pages dans une si petite rubrique ?

 

Il y a des livres qui, comme le dit l’un des personnages de ce roman « ont la capacité de fasciner le lecteur : de le faire s’émerveiller de l’intelligence qui se trouve dans le livre qu’il relit ou de la beauté qu’il génère ». Celui de Jaume CABRE est de ceux-là.


Dans ce livre s’entremêlent de multiples histoires qui déroulent, telles les tables gigognes, d’autres histoires. Mais il s’agit  d’abord du récit de la vie d’Adria ARDEVOL que celui –ci écrit sur le verso de pages dont l’autre  face comporte une étude qu’il rédige sur l’histoire du mal. La mémoire d’Adria commence à défaillir. Alors il y a comme une urgence pour lui à s’adresser à Sara, la jeune femme à qui il a voué une grande passion et à laquelle il veut confier ses succès, ses erreurs, ses peurs, ses lâchetés et tous ces sentiments complexes qu’il porte à ses parents. C’est à son seul ami de toujours, Bernat Plensa, qu’il a demandé de dactylographier ces pages manuscrites.


Adria Ardevol est un enfant prodige. Son père veut faire de lui un humaniste parlant 10 langues dont l’araméen, et sa mère un virtuose du violon. Mais Adria ne veut pas du destin tout  tracé par ses deux parents intéressés uniquement par son intelligence.

Adria vit dans une maison sans amour, entouré  de vieux objets, de manuscrits anciens, d’un petit tableau représentant un monastère et surtout d’un violon. Et pas n’importe lequel. Un STORIONI appelé VIAL et fabriqué en 1764. Adria qui étudie le violon avec son ami Bernat n’a surtout pas le droit de le toucher. Et pourtant, il prête ce violon à son ami le jour où son père meurt dans d’étranges conditions. Ce geste le hantera toute sa vie.


C’est là que l’histoire d’Adria se mêle étrangement à celle de ce violon dont l’étui porte une tache de sang. Des meurtres ont marqué son histoire qui traverse les époques allant de l’inquisition à la barbarie nazie, nous amenant à rejoindre les pages recto du manuscrit d’Adria. Car le livre de Jaume CABRE est écrit aussi pour nous amener à réfléchir sur la question du mal.


Rien de linéaire dans ce récit de la vie d’Adria, fait de méandres comme si l’on suivait le cours de sa pensée de plus en plus envahie par la maladie d’Alzheimer, où l’on passe du je au il, où l’on glisse subrepticement d’une époque à l’autre, en se demandant si l’on n’a pas raté une ligne, une page. Ce livre est des plus exigeants pour nous, lecteur. Il nous demande beaucoup d’attention et de concentration et la bloggeuse conseille de se faire des petites fiches pour suivre le fil de toutes ces  histoires qui le composent.


Comment l’auteur parvient –il,dans cet ouvrage impressionnant par son érudition, à nous intéresser à la vie d'un petit génie ? Ce surdoué qui ne veut pas, comme il nous le dit,  « prendre le chemin de la perfection, faire un métier qui n’admet pas l’erreur ou l’hésitation », se révèle vite un être des plus attachants et des plus humains quand il se dévoile justement dans toutes ses imperfections ainsi que dans cette quête d’amour et d'amitié .


Allez, faites un effort car il en faut, et plongez-vous  vite dans ce livre UNIQUE qui comporte des pages très émouvantes et qui donne le sentiment, une fois lu, de s’être considérablement enrichi. De quoi ? A chacun d'entre vous de le découvrir.

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 20:02

Maria ERNESTAM / Le peigne de Cléopâtre


liv-3953couv_m-le-peigne-de-cleopatre.jpgMari vient de se faire virer par Johan de la boite qu’ils ont fondé ensemble,  après lui avoir planté des ciseaux dans la main. Elle se réfugie  dans le café d’Anne, son amie où les rejoint Frederik, le troisième ami ; ils ont la quarantaine, célibataires, peut-être pas tout à fait satisfaits de leur vie.

Germe alors une idée : créer ensemble leur propre boite en venant en aide aux gens en leur apportant leurs savoir-faire divers. Le nom de cette entreprise est vite trouvé par Anna : le peigne de Cléopâtre.

Les demandes affluent rapidement. Mais un jour, une vieille dame vient leur faire une étrange requête : tuer son mari alcoolique et violent qui la maltraite depuis très longtemps.

Jusqu’où peut-on aider son prochain ? Cette question taraude les 3 amis. Surtout que la vieille dame leur a promis une grosse somme d’argent qui pourrait les aider à réaliser leurs rêves.

Jusqu’au jour où le mari de la vieille dame meurt. L’un d’entre eux serait-il impliqué ? Que s’est-il vraiment passé ? Peuvent-ils accepter de l’argent pour une mission qu’ils n’auraient pas assurée ?

D’autres demandes du même ordre vont suivre, entrainant les 3 amis dans un engrenage qui va les mettre face à eux-mêmes, révéler leurs douleurs enfouies, leurs secrets les plus cachés.

Les apparences seraient-elles toujours trompeuses ? Jusqu’où est-on prêt à partager sa part d’ombre dans ces liens d’amitié ?
Cette entreprise crée au départ pour aider les gens, où va-t-elle les mener ?

Ne pas se fier également au titre plutôt léger mais également trompeur de ce  livre qui nous invite à regarder, voire écouter de près les êtres chers qui nous entourent.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 14:27

Rabee JABER / Amérika ***


1jpgsizeminib182-84083.jpgMartha HADDAD, 19 ans à peine, quitte son petit village du Mont LIBAN pour rejoindre son mari,émigré aux Etats-Unis peu de temps après leur mariage et dont elle est sans nouvelle depuis un an. Après une traversée éprouvante de la Méditerranée, de la France et de l'Atlantique, elle arrive au printemps 1913, à Ellis ISLAND, comme ces 30 millions d'autres émigrés de cette deuxième vague d'immigration que  vont connaitre cette année-là les Etats Unis.

 

Après une mise en quarantaine, Martha retrouve celui qui s’est porté garant pour elle, monsieur HERMAN, propriétaire d'une grosse fabrique de vêtements dans laquelle travaille son mari comme Kakâcha, vendeur itinérant qui parcourt les différents états pour vendre tissus et autres accessoires.   

Martha découvre New-York, ses buildings, son tram, ce pays où l'on se soucie des minutes et n’a qu’une idée en tête : retrouver son mari. 

La beauté de Martha, sa détermination, son courage, sa loyauté forcent le respect de ceux et celles qu'elle  rencontre sur sa route et qui n'ont de cesse de l'aider à s'implanter dans ce pays inconnu où elle pourra aussi compter sur la solidarité syrienne. Elle devient à son tour kakâcha à Philadelphie, sillonne en train et à pied de nombreux états de la Pennsylvanie au Montana. En brodant les pièces qu'elle vend plus cher, elle se fait un petit pécule qui lui permet d'acheter sa propre boutique.

Comment traversera-t-elle les terribles évènements qui marquent l'histoire des Etats-Unis, que ce soit la grippe espagnole qui touche particulièrement Philadelphie  au retour des soldats de la première guerre ou la crise de 1929 ?

 

A travers le récit de la vie de Martha, Rabee Jaber nous évoque la diaspora syrienne, en déclinant l'histoire d'autres personnages tout aussi attachants que Martha. Certains se retrouveront  en Argentine, d'autres en France dans les tranchées de la grande guerre. Jaber nous livre une description passionnante de la première vraie bataille livrée par les Américains en Mai 1914 sur le sol français.


Livre foisonnant qui nous fait découvrir non seulement la vie rude des kachâchas qui sillonnent avec une caisse ou un sac ( jezdân) sur le dos les campagnes américaines les plus reculées mais aussi une foule de destins de ces émigrés syriens qui, sous la plume de Rabee JABER, deviennent de véritables héros déterminés et courageux.


Ces récits résonnent étrangement à notre époque soumise à d'autres vagues d'immigration. Et l'on ne peut être que plus attentif à tous ces récits, même romancés.

Livre à découvrir absolument, vous l'aurez compris!

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 17:09

Philippe LABRO / Le flutiste invisible*.


51MjRkhABTL._.jpgA partir d'une phrase d'EINSTEIN mise  en exergue de ce livre,  Philippe LABRO nous décline la partition du flutiste invisible à travers  trois récits, pour nous parler de ce que d'aucuns appeleraient le hasard ou Dieu mais que l'auteur définit comme cet "élément inconnu qui change le cours des choses et sur lequel nous n'avons aucune prise, aucun contrôle mais dont nous pouvons imaginer qu'il en exerce un sur nous".

Philippe LABRO  siffle dans la rue Bye Bye Blackbird ,un viel air de Jazz et un homme s'arrête pour lui confier sa première véritable histoire d'amour avec celle qui se faisait appelée Blackie en référence à  cette chanson.
Un jour, l'auteur se trouve dans un restaurant  où un homme l'observe et l'accoste en lui disant qu'il l'a eu dans sa ligne de mire. Pourquoi n'a -t-il pas appuyé sur la détente? Par lui, il fera une autre rencontre déterminante dans sa vie.
Philippe LABRO nous conte enfin l'histoire de son voisin,TOMA, qui a échappé une première fois à Ausschwitz parce qu'il avait froid et se trouve quelque temps plus tard dans le dernier wagon en partance pour le même camp, ce train qui s'immobilisera pour repartir dans une autre direction. 
 

Des évenements inattendus changent le cours des choses, des rencontres, de notre vie. Est-ce le flutiste invisible qui joue  là  sa musique mystérieuse ?

Avec sa belle écriture et son sens du récit, Philippe LABRO a l'art de nous captiver pour mieux nous laisser aller à entendre cette musique là.
Dans les rayons de la bibliothèque, vous découvrirez  "le carnet rouge" de Paul AUSTER qui aborde aussi ce thème qui nous bouscule quelque peu.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:46

Martin SUTER/ Le temps, le temps


1392119-gf.jpgCe livre aurait pu trouver sa place dans les polars MAIS...

La femme de Peter TALER a été abattue en bas de son immeuble alors qu'elle appuyait désespérement sur la sonnette et que son mari tardait à lui ouvrir la porte.
Depuis un an, l'assassin n'a pas été retrouvé et Peter TALER ne se remet pas de sa mort, s'installe dans des rituels destinés à lui faire revivre à l'identique la soirée où il attend sa femme. Peter TALER veut découvrir le meurtrier. Il observe la rue, posté  à la fenêtre avec le sentiment que quelque chose n'est pas pareil et décidé à découvrir de quoi il s'agit. Il s'apercoit que son voisin KNUPP le surveille  aussi et  a bien d'étranges activités dans son jardin.
 Jusqu'au jour où KNUPP lui transmet à TALER  une photogarphie  de l'immeuble  prise avant la mort de sa femme. Peter TALER décide alors de lui rendre visite. Ce vieux voisin lui tient  une théorie étrange sur le temps qui n'existerait pas et  PeterTALER se voit alors entrainé dans une entreprise des plus fantasques , reconstituer le jour d'octobre où KNUPP a perdu sa femme.
 Où cela nous conduit-il ? Peter TALER  va t-il se détourner de la seule justification qu'il a de vivre, à savoir retrouver l'assassin de sa femme ?
Martin SUTER est un écrivain suisse de langue allemande. Dans ce roman des plus déconcertants, l'auteur prend le temps de nous décrire la réalisation d'un plan fou avec force détails qui peuvent nous faire perdre le fil tout en nous tenant en  haleine et en nous réservant bien des surpises.

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 11:13

Jean-Philippe BLONDEL / 06H41


51xI6b-mLWL. SL500 AA30006H41, c'est l'heure de départ du train Troyes-Paris que prend ce lundi matin Cecile DUFFAUT après un week-end auprès de ses parents qui la mise de mauvaise humeur.Elle aurait pu prendre le train de la veille. La  place à côté d'elle est libre, la seule place qui reste dans le wagon où s'installe Philippe LEDUC.
Cécile DUFFAUT et Philippe LEDUC se connaissent mais ne se disent pas bonjour. Il y a 27 ans, ils sont sortis ensemble, ont passé un week-end à Londres .Ils ont désormais 47 ans .Ils ont changé physiquement, elle "en bien" comme on dit , lui moins bien.
Durant 95 minutes, le temps du voyage, ils prennent chacun de leur côté, conscience du tour qu'a pris leur destin et  pensent à ce qu'ils sont devenus ou pas devenus. Des images de leur vie défilent malgré eux dans leur tête, les ramènent à cet évènement londonien auquel ils ne peuvent échapper, nous éclairant ainsi petit à petit sur les raisons de ce silence qui pèse si lourd entre eux.
Finiront-ils par se regarder? par se parler enfin ?

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 20:42

Julie OTSUKA / Certaines n'avaient jamais vu la mer


51k-PUD6Z8L._SL500_AA300_.jpgLes hommes ont déjà immigré aux Etats-Unis . Elles partent à leur tour entre 1908 et 1920. Elles quittent le Japon avec la photo de leur futur mari qu'elle doivent retrouver à San-Francisco et dont elles ignorent tout, persuadées que par ce mariage elles auront une vie meilleure.
" Sur le bateau, nous nous interrogions souvent. Nous plairaient-ils? Les aimerions-nous? les reconnaitrions- nous d'après leur portrait quand nous les verrions sur le quai ?"
Après l'éprouvante traversée de l'Océan Pacifique, elles découvrent une réalité bien différente de celle qu'elles ont rêvée : les maris ne correspondent pas aux photos, elles méneront une vie aussi misérable que celle qu'elles ont quittée .
Julie OTSUKA décline tous ces multiples destins comme une litanie lancinante où se laisse entendre la voix de  toutes ces femmes exilées , pour en faire un Nous  dans lequel l'auteur absorbe le lecteur pour mieux lui faire approcher la souffrance indicible de ces  femmes oubliées  .
La guerre venant, elles disparaitront, soumises à un nouvel exode.

Julie OTSUKA leur redonne vie pour qu'on ne les oublie pas.

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:57

Tom FRANKLIN / Le retour de  Silas Jones  ***


51aIuskGgDL. SL500 AA300Larry OTT, 41 ans,vit seul rejeté par tous les habitants d'une bourgade rurale de l'Etat du Mississipi. Il a gardé  la maison de ses parents ainsi que le garage de son père dans lequel il se rend tous les jours mais où ne viennent que des clients étrangers. On l'appelle Larry le Pourri car il a été soupconné dans sa jeunesse du meurtre d'une jeune fille disparue le soir même où elle lui avait demandé de l'emmener voir un film.
Une autre jeune fille vient de disparaitre et tous les soupcons se portent bien sûr sur lui. Silas, le nouvel adjoint au shériff, de retour au pays après 20 ans d'absence, a reçu des appels de Larry qu'il a laissés sans réponse. Jusqu'au jour où Larry est retouvé poignardé dans sa maison .
Silas va alors aller au-délà de sa simple mission d'agent de la circulation, écoute ses intuitions. En cherchant à élucider une affaire de serpent trouvé dans une boîte aux lettres, Silas découvre des indices qui le ramènent à la maison de Larry auquel il a tourné le dos comme les autres depuis bien longtemps.
Car Larry et Silas se sont bien connus quand ils étaient gamins. Larry le Blanc, solitaire, plus passionné de lecture de Stephen King que de base-ball, a appris en cachette à Silas, ce nouvel ami tombé du ciel- sa mère a tellement prié pour qu'il  en ait un- le maniement des armes, le plaisir de tondre le gazon et les mystères de la forêt. Car Silas est noir et vit avec sa mère dans une cabane sans eau ni électricité, au milieu des  forêts que possède son père, Carl OTT .
Dans ce Mississipi ségrégationniste des années 70, cette amitié pouvait-elle survivre à la cruauté ambiante qui marque les rapports humains, oblige les enfants,qu'ils soient blancs, qu'ils soient noirs, à des confrontations des plus violentes et destructrices, les enfermant insidieusement dans des destins tragiques ?
Silas, à l'affut du moindre indice, découvre des photos, retrouve des cadavres,exhume des secrets qui le concerne aussi, nous dévoile petit à petit ses souvenirs.

En allant nourrir les poules de Larry qui persiste dans son coma,  en rendant  visite à la mère de celui-ci, que cherche Silas ?

L'état de santé de Larry lui évitera-t-il la confrontation finale avec ce passé qui les a séparé ? La tenacité de Silas aura-t-elle raison de la résignation de Larry victime d'un autre type de ségrégation ?

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:41

Delphine de Vigan / Rien ne s'oppose à la nuit ***


419yRqhSsYL. SL160Ce livre paru il y a quelque temps déjà doit absolument avoir sa place  dans une rubrique du blog. 
Dans ce livre bouleversant, Delphine de Vigan veut  toucher de près l'origine des fêlures , des errances, de la maladie  de sa mère Lucile .  Pour cela, elle demande à ses oncles, ses tantes de parler d'elle , ainsi que tous ceux et celles qui ont cotoyé de près cette famille "joyeuse et dévastée"  comme l'auteur nous la résume.
Alors Delphine de Vigan, fouille les souvenirs, les photos, les films, le documentaire que la télévision fera en 1968 sur les familles dont celle de Delphine de Vigan.  Elle va derrière la mythologie, derrière ce que cette famille qui compte 9 enfants veut et peut donner à voir de sonbonheur et des ses malheurs , pour mieux cerner la place que sa mère y avait et comprendre comment  Lucile, cette enfant mystérieuse, rebelle  et si belle  est devenue cette mère en proie à des crises qui l'anéantissent et marquent à jamais la vie de ses filles.
En nous dévoilant les drames, les tragédies et les secrets de sa famille, Delphine de Vigan nous la rend encore plus attachante et proche.
 En même temps,  elle nous parle aussi du "droit d'écrire que...", du travail de l'écriture qui dévoile les blessures d'une famille, consciente des perturbations que cet exercice peut enclencher  et ignorant où cette recherche la mènera .
L'écriture de Delphine de Vigan ne peut que résonner fort et faire écho au lecteur pris lui aussi sans doute, dans d'autres histoires de famille.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:10

Christian BOBIN / L'homme-joie


4ad70fd2-2ff7-11e2-be20-d385e5d135f6-200x250.jpgUn livre de Christian BOBIN ne se raconte pas. Il se lit. A condition d'accepter de se laisser prendre par la main pour aller déguster chacune de ses pages remplies de poésie. A condition aussi d'accepter son invitation à entrer en contact avec la beauté de la vie qui est là  à portée de vos yeux, de vos mains, de votre coeur, dans ces instants éphémères qui nous relient à l'éternité. IL suffit de nous le rappeler et Christian Bobin s'y entend bien.
" Vous voyez le monde. Vous le voyez comme moi. Ce n'est qu'un champ de bataille. des cavaliers noirs partout . Un bruit d'épée au fond des âmes. Eh bien , ça n'a aucune importance. J e suis passé devant un étang. Il était couvert de lentilles d'eau- ça oui, c'est important . Nous massacrons toute la douceur de la vie et elle revient encore plus abondante."
"J'imagine quelqu'un qui entre au paradis sans savoir que c'est le paradis; Il a des inquiétudes, des projets.Il est très occupé.Un bruit de fer, un cliquetis d'épées l'accopagne. c'est si banal, la guerre. Et puis tout d'un coup, il y a une lumière de neige sur un étang, et un oiseau aux ailes d'or fracasse les murailles du monde. C'est quelque chose d'inespéré. quelques secondes suffisent,n'est-ce pas, pour vivre éternellement."

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